lundi 2 nov, 07 h 12
LONDRES (AFP) - Deux "beefeaters", ou gardiens de la Tour de Londres, ont été suspendus, et un troisième fait l'objet d'une enquête, après avoir été accusés de harceler la première femme ayant intégré cette institution créée au XVIe siècle, a-t-on appris lundi de source officielle.
"Nous pouvons confirmer que trois Yeomen font l'objet d'une enquête en réponse à des accusations de harcèlement; deux ont été suspendus", a indiqué dans un communiqué une porte-parole des Palais royaux historiques, l'organisme qui gère la Tour de Londres.
"Nous prenons ces accusations très au sérieux et notre politique anti-harcèlement établit sans le moindre doute que ceci est totalement inacceptable", a-t-elle ajouté.
Le tabloïd The Sun a rapporté lundi que Moira Cameron, 44 ans, la première femme à avoir accédé à la charge enviée de "beefeater", faisait l'objet d'une "campagne de haine" de la part de certains de ses collègues, jaloux de l'attention qui lui a été accordée depuis sa prise de fonction en 2007.
Son uniforme traditionnel, rouge écarlate et or, a été endommagé, une entrée à son nom sur l'encyclopédie en ligne Wikipédia a été falsifiée et des lettres de "harcèlement" ont été laissées dans son vestiaire, a affirmé le Sun.
Les Yeomen (hallebardiers), surnommés "beefeaters" ou "mangeurs de boeuf" à cause de la ration quotidienne de viande qu'ils recevaient chaque jour, ont été chargés par le roi Henry VIII au XVIe siècle de veiller sur la Tour de Londres, demeure royale, puis prison avant de devenir un haut lieu touristique.
Les beefeaters, actuellement au nombre de 35, protègent les joyaux de la couronne et servent également de guides pour les visiteurs.
Moira Cameron, d'Argyll en Ecosse, a effectué 22 années de service dans les forces armées, comme tous ses collègues, avant d'entrer dans le corps des "beefeaters".
Moyenne (Not Rated)
Copyright © 2009 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.