mardi 3 nov, 21 h 23
L'atmosphère est tendue à la conférence de l'ONU sur les changements climatiques, qui se tient à Barcelone, en Espagne.
Des pays africains ont décidé de boycotter une série de rencontres. Ils reprochent aux pays riches de refuser d'adopter des cibles de réduction d'émissions de gaz à effet de serre (GES) plus ambitieuses.
Selon eux, ce sont les pays riches qui sont responsables du réchauffement climatique et, par conséquent, ils doivent agir et être plus clairs. Ces pays affirment également que c'est le continent africain qui subit les effets du changement climatique.
La position africaine montre à quel point la conclusion d'un accord est difficile, d'autant que les positions des uns et des autres montrent l'importance du fossé qui sépare les pays riches et les pays pauvres.
Dès lundi, le Soudan au nom du G77 (130 pays en développement) et Grenade pour les petits États insulaires (AOSIS) ont réaffirmé la nécessité d'un « accord global légalement contraignant » comme l'est le protocole de Kyoto pour les pays industrialisés.
Parallèlement, pour la première fois, la Russie a énoncé ses intentions: Moscou « soutiendra l'idée d'un document politiquement contraignant [...], mais à deux conditions », a indiqué le premier ministre Vladimir Poutine, « que tous les pays le signent » et que soit pris en compte le potentiel forestier russe comme puits d'absorption du CO2.
Les discussions risquent d'être âpres. Le contenu de l'accord reste à fixer: les objectifs de réduction des émissions de GES des pays industrialisés sont loin d'atteindre les 25 à 40 % d'ici 2020 par rapport à 1990 que suggèrent les scientifiques.
Par ailleurs, les grands pays émergents ont du mal à indiquer par quels moyens, « vérifiables et mesurables », ils freineront la croissance des leurs.
La question de l'assistance financière aux pays en développement qu'il faudra aider à s'adapter à un climat déréglé et à modifier leurs pratiques piétine également.
Les représentants de près de 180 pays se sont retrouvés lundi à Barcelone pour cinq jours de négociations. Il s'agit de la dernière réunion préparatoire avant le sommet de Copenhague sur le climat (7-18 décembre), qui doit déboucher sur un nouveau traité de réduction des gaz à effet de serre (GES) en remplacement du protocole de Kyoto. L'accord de Copenhague devra pouvoir entrer en vigueur le 1er janvier 2013.
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